Mariage homosexuel, adoption

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Préalable
Homosexualité, mariage, adoption (2004)

Préalable

Cet article est paru le 30 août 2004 dans un magazine Web. Je l'ai fait connaître en annonçant sur des forums de partis politiques. Les réactions sur le "webzine" comme sur les forums ont été nombreuses passionnées, souvent haineuses et plus épidermiques que réfléchis. Ce "webzine" n'existe plus aujourd'hui.
A priori il peut sembler curieux qu'un texte non passionné analytique structuré et réfléchi ai pu provoqué cette "marée de réactions". L'explication est peut-être précisément qu'un certain langage de raison, logique et analytique, "énerve" dans un monde humain qui valorise aujourd'hui la spontanéité et l'émotionnel. C'est à mon sens un conflit de génération généralisé au niveau de la société qui provoque ce rejet viscéral de tous ce qui s'apparente au vieux monde, et notamment de la Raison. Rejet d'un monde qui n'a probablement pas su gérer la coexistence de ces deux parts antinomiques de l'être humain : La Raison et l'Emotionnel. Mais surtout,je me suis attaqué de manière argumenté et méthodique à une idée essentielle... Un véritable lobby culturel typiquement citadin (probablement en relation avec une augmentation considérable de l'homosexualité dans nos sociétés), tente d' "extraire en force" l'homosexualité de l'ensemble des autres fonctionnements sexuels "dissidents" appelés "paraphilies". Cette position me semble s'expliquer du fait de de la difficulté chez une immense majorité d'entre nous d'accepter un etat non admis comme "normal" sans un rejet au plan psycho-affectif. La solution pour être accepté par les autres et accéder à une vie viable étant donc de rentrer dans cette normalité.
Par ailleurs la difficulté croissante des relations entre les hommes et les femmes paraît être une raison en même temps qu'un opportunité pour faire accepter mariage et homoparentalité.

Certains échanges dans le "débat" (trop souvent composé de réactions infantiles et insultantes) qui en a suivi mériteraient d'être cité. Mais par prudence, et à fin de ne m'exposer à aucun risque d'ordre juridique, je ne citerai (bien qu'il s'agissait d'un "endroit public") aucun des messages qui ont été postés. Je me contenterai de résumer certaines interventions possédant un contenu " réel " ainsi que mes réponses...




Homosexualité, mariage, adoption

30 août 2004

Pour résoudre le malaise des homosexuels dû entre autres à des réactions irraisonnées de rejet , au lieu d'encourager les comportements reposant sur la raison, l'homosexualité a été établie comme un état normal (et donc radicalement différencié des autres déviations sexuelles). L'argument consistant à dire que l'homosexualité existe chez les animaux n'implique pas sa viabilité chez l'humain ; et si nous continuons dans cette voie il est probable que cela provoquera son développement ( pourquoi : V "L'adoption" ) et la remise en cause de notre système de fonctionnement humain viable (dans le principe) et cohérent à nos morphologies/physiologies ; le rapport homme - femme reposant sur la force d'attraction entre les deux sexes, permise par leur différenciation poussée et l'exclusivité de leurs caractères respectifs . Le "mariage homosexuel" et sa suite logique, l'adoption, seraient des étapes décisives dans cette direction...
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Nous ne sommes pas que des animaux
Nous avons le droit … mais…
Le mariage
L'adoption
La Famille
Les femmes et l'homosexualité masculine
Conclusion
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Notre Raison devrait nous permettre de comprendre qu'aucun être n'est responsable de ce qu'il est, et dans la mesure où chacun assume son état dans le respect des autres, de la société et de l'avenir, il n'y a aucune raison de rejeter qui que ce soit. Nous ne rejetons pas les myopes ; pourquoi rejetterions-nous les homosexuels, les sado-masochistes ou les zoophiles… Mais pour mettre fin au rejet irraisonné, aux comportements haineux, on s'est s'employé à faire admettre l'homosexualité comme un état sain et normal. Et si un certain nombre d'entre nous ont finit par l'admettre aujourd'hui, il s'agit d'une énorme erreur.

Nous ne sommes pas que des animaux (Retour)
Un argument "fort" fut mis en avant (et présenté parfois --au dire de certains-- comme une " preuve scientifique ") : Le " rapport sodomique" entre mâles serait pratiqué dans le monde animal (les chiens les singes...). Ce serait donc "naturel". Or le fait que cette pratique a lieu dans le monde animal ne prouve pas sa viabilité dans le monde humain. Car précisément nous ne sommes pas que des animaux : En tant qu'êtres humains, nous ne nous déplaçons pas à quatre pattes ou en rampant, nous ne mangeons pas dans les excréments (les pigeons à Paris qui " picorent " parfois dans les déjections canines contenant encore des matières nutritives), nous ne nous " reniflons " pas entre les fesses pour nous reconnaître entre mâles et femelles. De la même manière, même si cela a pu se pratiquer dans des tribus primitives, nous n'admettons pas comme normal et sain le fait de manger son prochain. Enfin, le monde animal, ou primitif, n'est pas exempt de maladies ou de pathologies...

Nous avons le droit … mais… (Retour)
Nous avons le droit d'avoir des "penchants", des goûts sexuels, des phantasmes, car nous n'en sommes pas responsables (nous sommes l'aboutissement de nos gènes, de notre vécu, notre éducation). Et ceux-ci peuvent être homosexuels, mais également et de la même manière, sadiques masochistes zoophiles ou autres. Nous devons par contre et impérativement toujours gérer nos pulsions dans la mesure des nécessités de la vie collective et de l'avenir, dans le respect des autres et de leur liberté, de la vie humaine en général. En regard de cela, la " préférence sexuelle homosexuelle " est celle qui semble la mieux gérable puisqu'elle peut s'accomplir dans une relation humaine qui peut reposer sur l'amour. Mais si nous continuons de vouloir considérer l'homosexualité comme un état comme normal et sain, cela implique que nous nous ne nous en préoccuperons plus comme d'un problème. Nous ne nous soucierons plus des conséquences possibles. Considéré comme sain et viable, le rapport homosexuel (les homosexuels ne représentant encore aujourd'hui qu'un faible pourcentage des populations) pourrait gagner en importance et remettre en cause notre système de fonctionnement humain viable (dans son principe) et cohérent à nos morphologies/physiologies (V. "l'adoption" et "la famille") ; le rapport homme-femme qui repose sur la force d'attraction entre les deux sexes, renforcée par leur différenciation poussée et l'exclusivité de leurs caractères respectifs.
Une des premières étapes de cette "évolution" a lieu actuellement : La revendication du mariage homosexuel, et sa suite logique, l'adoption :

Le mariage (Retour)
C'est une institution qui renforce l'intensité émotionnelle d'une relation, et de ce fait permet normalement (ou permettait ?) sa durabilité reposant sur la conviction de la force et de la beauté du rapport amoureux entre l'homme et la femme. Si nous accordons aux homosexuels le droit de se marier, nous galvauderons le mariage autant que le rapport homme-femme. Si il y a nécessité d'un système contractuel pour permettre la vie en couple des homosexuels, ceux-ci étant différents des couples homme-femme, cela doit être autre chose qu'un mariage. Ce système existe. Et s'il n'est pas satisfaisant il peut être amélioré ou changé. Mais en tout état de cause il y a lieu de maintenir et de respecter la différence entre couple homme-femme et couple homosexuel autant qu'entre le mariage et le contrat liant deux homosexuels.

L'adoption (Retour)
A priori et jusqu'à preuve du contraire, un enfant a besoin d'un père d'une mère pour se structurer et s'épanouir : Selon ce qui nous a été dit au début du siècle dernier (Freud), le bébé, malgré sa potentialité génétique, est " ouvert à tout ". Et nous avons tous remarqué que les goûts se forment. Il est donc facile de comprendre que le contact intime et privilégié (comme le moment du bain par exemple) entre le bébé et le parent de sexe opposé puisse être primordial dans la formation de la sexualité de l'enfant (l'homosexualité féminine reconnue jusqu'à une époque récente où élever les enfants étaient le rôle exclusif de la femme au foyer, le confirme). Également, conscients de la nécessité de la plus forte différenciation possible de l'univers féminin et de l'univers masculin (dont la raison d'être est précisément de permettre la force de l'attirance entre les sexes, donc le plaisir, et donc l'amour), nous pouvons également comprendre qu'il est impératif d'encourager et de tout faire pour que -d'une manière générale-- l'enfant s'identifie au parent de même sexe. La condition d'avoir des parents des deux sexes, même si elle n'est pas suffisante pour l'épanouissement et l'équilibre psycho affectif des enfants, est en tout cas absolument nécessaire. Et en regard de ce que je viens de dire on peut facilement imaginer que l'adoption pourrait bien, comme les familles monoparentales, favoriser le développement de l'homosexualité.

La Famille (Retour)
Il apparaît donc que c'est la structure familiale reposant sur ce noyau " polarisé " (couple femme-homme) qui a pu permettre jusqu'à récemment aux êtres de se construire en Hommes et en Femmes (et non simplement en " mâles " et en " femelles "). Et il est probable que ce soit la mise à mal de cette structure familiale, remise en cause ouvertement à partir de 1968, qui a pu contribuer à des générations d'êtres déstructurés (ou " non construits ") et désorientés, en mal de sensations intenses, manque pouvant être compensé par l'usage des drogues. La raison précise de cela est à mon sens la diminution de l'intensité de l'attirance entre l'Homme et la Femme, génératrice de rêves d'émotions et de raison de vivre. Et cet appauvrissement du plaisir du rapport amoureux (dit aujourd'hui " hétérosexuel ") peut également et en retour pousser à rechercher le plaisir et les sensations dans des rapports déviants… Il faut insister sur le fait que c'est précisément la différenciation poussée et l'exclusivité des caractères respectifs des modèles Homme et Femme qui permet (ou permettait, ou encore devait permettre) cette intensité de l'attirance entre les deux sexes ; car depuis quelques générations apparaît cette tendance à s'approprier des attributs et des manières d'être spécifiques à l'autre sexe (on a même assisté à la tentative d'instaurer le port de la jupe pour les hommes il y a quelques années). On essaie aujourd'hui vouloir introduire dans le cadre du mariage, institution sacralisant le rapport homme/femme, les couples homosexuels. Et cette confusion voulue et entretenue est susceptible de détruire notre système de vie reposant sur le rapport " homme-femme ".

Les femmes et l'homosexualité masculine (Retour)
Il semble qu'aujourd'hui beaucoup de femmes sont enclines à accepter le mariage homosexuel et l'adoption. Une raison essentielle à cela est à mon sens que l'homme homosexuel n'a pas, naturellement, cette tendance de beaucoup d'autres hommes à voir en chaque femme la femelle et non la Femme. Car il faut reconnaître chez nombre d'entre nous des comportements rustres et "épais", négligeant tout ce qui constitue l'identité féminine. L'homosexuel serait alors ressenti comme un homme plus viable... Mais aller dans le sens de la résolution de ce problème serait encourager (pour tout le monde) le passage d'un état primaire, encore trop proche de notre état d'animalité ancestrale, vers un état plus évolué ou l'excitation sexuelle (très maîtrisée et en partie "sublimée") serait plus provoquée par les aspects et les manières d'être de chacun et de chacune, conformes aux modèles identitaires respectifs. Et prendre position pour des choses qui risquent de provoquer un développement de l'importance de l'homosexualité au détriment du rapport homme-femme n'est pas la manière la plus ad hoc pour résoudre ces problèmes...

Conclusion (Retour)
Que nous soyons " hétérosexuels " ou homosexuels (ou autres), quel que soit nos sensibilités et nos tendances, nos idées politiques, qui que nous soyons, si nous refusons de nous rendre compte cela, dire que nous faisons " la politique de l'autruche " est un euphémisme ; en vérité, par peur ou par inconscience, ou encore du fait d'un soucis égocentrique et corporatiste, nous participons au naufrage (*) de notre propre espèce probablement unique dans l'univers. Pendant du fait que nous sommes par ailleurs en train de détruire notre planète…


G. Guérin
*)Je précise aujourd'hui qu'en parlant de «naufrage», étant soumis comme tout le monde à la pression de cette propagande idéologique agressive, et malgré mon effort d'impartialité, mes «mots avaient dépassé ma pensée» : Possédant tous un instinct de vie, une homosexualité dominante ne menacerait peut-être pas l'espèce humaine. Par contre et comme je l'ai dit, elle me paraît être une menace pour un système humain millénaire reposant sur la relation sexuelle homme/femme.
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