Homoparentalité

15 janvier 2007 -- corrigé/modifié le 27/08/07



Il est impératif de s'opposer à la « famille homosexuelle ». Et il est tout aussi impératif de savoir pourquoi!


Article écrit sur le même sujet en 2004 Mariage homo et adoption
Sexualité et amour
Jeter le bébé avec l'eau du bain
Mariage et « homoparentalité »
Dénigrement systématique du couple
Les ersatz
N'oublions pas
L'agitation sociale tapageuse de ces dernières années, axée autour du mariage homosexuel et de l'«homoparentalité», tend à confirmer que notre société actuelle, nos comportements, manières d'être et d'agir, ainsi que la dégénérescence de la famille conjugale (dite «traditionnelle»), induirait une augmentation du nombre d'homosexuels ainsi qu'une logique accentuant cet état de choses. Un grand nombre de gens appartenant aux générations au pouvoir aujourd'hui s'opposent à ces idées de mariage et d’ « homoparentalité » . Mais l'opposition et l'argumentation face au déferlement idéologique favorable à cela me paraissent excessivement timides.
Si un bon nombre d'entre nous « ressentent » les choses, la raison pour laquelle il est à mon sens impératif de s'y opposer n'est pas simple à présenter et demande une certaine analyse : L'existence du monde humain repose sur la motivation de vivre constituée essentiellement par la recherche de l'accomplissement amoureux dans le couple. Et ce rapport amoureux repose sur une différenciation poussée entre l'homme et la femme…

Sexualité et amour
Les mâles et les femelles du monde animal duquel nous sommes issus sont devenus des femmes et des hommes. Ce qui différencie ces deux couple de concepts est que « Homme et Femme » , jusqu'à récemment, correspondait à des identités excessivement séparées, chaque caractère et spécificité de l’un lui était propre et absolument exclusif (entre autres, et ce que je pense important, aspect physique et vestimentaire, manières d'être).
Cette différence des deux identités permettait l'exacerbation de l'attirance et du désir, qui permettait à son tour et par ce processus de « sublimation » le sentiment d'amour.
À certaines époques cette attirance exacerbée et sublimée alla jusqu'à la mystification.
La réussite du couple et du rapport amoureux constitue un modèle idéalisé en même temps qu'un rêve qui est probablement le moteur en même temps que l'énergie l’existence. Or et à priori ce fonctionnement humain est –ou était (plus ou moins) dans une société humaine relativement contemporaine -- perpétuité grâce aux familles axées sur le couple père mère soudé par une relation d'amour et constituant un modèle pour les enfants. La relation des parents aux enfants permettait la construction de leur personnalité (par identification) ainsi que de leur sexualité ; le père et la mère (tout en étant dans un jeux de relation affectives entre tous et toutes) sont chacun et pour l'enfant soit plus un modèle (fille/mère garçon/père) soit plus une relation formatrice de l'affectif et de la sexualité (garçon/mère fille/père).
Les familles reposant sur des couples soudés de parents biologiques où l’un et l’autre assument leurs rôles complémentaires et harmonieux, me paraissent être une bonne condition (sauf incidents, d’êtres différents, et en imaginant sans l’influence malsaine de l’environnement) des êtres équilibrés respectueux des autres et conscient des réalités, d’eux-mêmes et de leurs limites au sein de la collectivité.
Dans cette logique de fonctionnement humain, le mariage a pour rôle, outre le côté administratif, d'attribuer une dimension émotionnelle au rapport amoureux du couple. A l’inverse les familles conflictuelles et/ou recomposées ou privées d’un des parents, ou encore où l’un des parents n’assume pas son rôle, sont génératrices de problèmes psychoaffectifs et comportementaux. Si un couple soudé est un modèle viable, quels effets peut avoir sur un enfant un père et une mère en perpétuel conflit ! ? Et nous voyons dans la jeunesse de nos pays occidentaux des problèmes liés à la dégradation des rapports familiaux.
La description ci-dessus est bien sûr une image idéalisée, un modèle ; par ailleurs celui-ci ne prend pas en compte des êtres éventuellement différents du fait à mon sens de mutations génétiques.
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Jeter le bébé avec l'eau du bain
Cette expression souvent utilisée trouve ici tout son sens.
Ce modèle de fonctionnement humain, comme tout modèle, ne peut être parfait ; il peut comporter des failles, évoluer de manière perverse, être inadapté à des individus différents, ou encore à un environnement économique. Le rôle et la place des femmes ont été contestés du fait, principalement et à mon sens, de leur tenue à l'écart de l'activité et surtout de la dévalorisation de la féminité par rapport à la « masculinité » (la "virilité"). Mais au lieu de résoudre les problèmes posés, cette révolution détruit sans nuance ce modèle qui a permis de maintenir malgré tous les défauts que l'on peut lui trouver, la motivation de vivre fournie par un rêve, une quête, celle de l’accomplissement d’un rapport amoureux fort entre un homme et un femme.

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Mariage et « homoparentalité »
En permettant le mariage homosexuel nous dénaturerons le mariage, nous changerons son sens. Cela aura obligatoirement comme effet de faire passer la relation homosexuelle d'un fonctionnement admis mais « dissident » -- ou déviant -- et pour l'instant minoritaire, à un fonctionnement normal au même titre que la relation homme femme. Et « l'homoparentalité » amènera la multiplication de familles ne permettant plus la formation d’êtres attirés à l'extrême par l'autre sexe (anciennement appelé « sexe opposé »). Et du fait de la dégénérescence des rapports entre les femmes et les hommes, et de la famille, cela reviendra à accepter le risque que la société humaine axée sur la relation entre la femme et l’homme puisse être remplacée par une humanité reposant sur un fonctionnement différent.
J'ai pu entendre dire qu'il n'existe aucune raison de s'opposer à cela.
Selon cette logique, nous serions bien en mal de trouver une raison objective à tout remplacement de l'humanité, voir même à sa disparition; il est en effet toujours possible de tout considérer comme une suite normale des choses... Mais cela revient a faire fit de notre motivation fondamentale, notre instinct de vie qui pousse toute structure vivante à se maintenir et à se reproduire telle qu'elle est, puisque permettre les conditions pour l'émergence d'une humanité à dominante homosexuelle reviendrait à permettre les conditions de la disparition de l'humanité reposant sur la relation sexuelle et amoureuse femme/homme.
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Dénigrement systématique du couple
Les mariages diminuent, les divorces augmentent. Les séparations sont aujourd'hui tellement courantes que cet état de choses est en train de s'instaurer comme normal. En rapport avec la dégradation du rapport entre la Femme et l'Homme la famille conjugale -- dite « traditionnelle » -- éclate. Face à ces problèmes, le bon sens -- notion aujourd'hui contestée ! -- voudrait que nous mettions tous nos efforts de compréhension dans leur résolution pour sauver le rapport amoureux entre la femme et l'homme.
Au lieu de cela, tous ces problèmes sont une raison mise en avant par les partisans de l'« homoparentalité » ; le rapport femme/homme et la famille sont mis à mal, alors remplaçons les par un rapport femme/femme et homme/homme, et une cellule familiale à l'avenant ! « Logique » bizarre selon laquelle on résout un problème par la suppression des éléments concernés ! Si un environnement ne satisfaisait plus aux besoins nutritionnels, suffirait-il de déclarer le besoin de nutrition comme caduc ? !
La belle chanson de Jean Ferrat nous dit que le poète prévoit un changement irréversible du rapport entre la femme et l'homme. Pour l'instant on est en train d'essayer d'encourager sa destruction pour le remplacer par autre chose !

Au travers des sketches du cinéma le thème du conflit de couple est aujourd'hui la nouvelle « tarte à la crème ». Et depuis les campagnes agressives et tapageuses il y a 2 ans, il semble aussi que se soit instauré un travail de fond et sur le long terme s'organisant autour de certains axes dont entre autres :
-- la première direction consiste donc à dénigrer systématiquement, encourager la dégradation du rapport femme/homme pour présenter le rapport homosexuel comme son alternative
-- le deuxième axe consiste à répandre l'idée que la sexualité des êtres pourrait se limiter à la chambre à coucher et donc ne modifierait en rien le reste de la vie, des rapports, n'interférerait pas avec la vie familiale dans son ensemble.
-- un troisième axe consiste à répandre l'idée que les personnes de la famille et de l'environnement proche pourraient se substituer à la mère ou au père manquant.
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Les ersatz
Concernant les deuxième et troisième points.
Nous avons vu se multiplier des études mises en avant pour montrer la viabilité des familles homosexuelles . Or les quelques études que j'ai pu lire n'étaient que la description montrant que tout se passait normalement au plan du déroulement pratique de la vie quotidienne; les repas, la toilette, se laver les dents, aller à l'école etc. Pourtant et en même temps on s'ingénie à trouver des artifices pour pallier à l'absence de père ou de mère : Concernant les couples de femmes, on faisait état du rôle séparé des conjoints ; l’un assurant plus le rôle autoritaire, et l'autre un rôle « féminin maternel ». Prétendant ainsi reproduire sans la nommer la structure de la famille « patriarcale » où le rôle du père serait entre autre de « couper » ce « rapport fusionnel » entre la mère et l'enfant. Mais le rôle paternel étant tenu par une femme, et qu'on le veuille ou non, une femme n'étant pas un homme, les parents de l'enfant reste deux femmes. Et ces familles restent donc privées de père réel. Concernant les filles le rapport affectif et le contact étroit avec un père (un homme, et une femme le remplaçant) sera donc manquant. Quant aux garçons, certaines mères autoritaires pouvant être de ce fait castratrices, le fait d'avoir deux femmes comme parents ne peut laisser imaginer qu'un résultat catastrophique au plan psychologique. Et logiquement, il me semble que la seule manière pour le garçon de s'affranchir de l'une (ce qui correspondrait je crois à cette nécessité de « couper la fusion de la mère et de l'enfant » exprimée par des spécialistes) est d’adopter le fonctionnement de l'autre, c'est-à-dire de se construire par identification à la femme tenant le rôle du père.

D'une manière générale, même si depuis la horde primitive du début de l'humanité il a pu exister une grande variété de types de structures qui ont aboutit à la famille conjugale d'aujourd'hui, celles-ci étaient « étendues ». La famille actuelle étant « restreinte », et ce serait aussi vrai pour les familles homoparentales, les enfants ne peuvent avoir de contacts permanents et suffisamment intimes avec d'autres personnes que le couple unique de parents.

Dans l'état actuel des choses, seules des familles « hétérosexuelles » équilibrées et soudées sont donc susceptibles de perpétuer ce fonctionnement humain reposant sur la relation amoureuse entre la femme et l'homme. Le couple soudé par une relation amoureuse constituant un modèle, c'est à son contact, ainsi qu'à celui de chacun des parents individuellement et spécifiquement, que les enfants forment leur affectif et leur sexualité: La petite-fille au contact d'un père paternel et aimant apprendra à aimer le contact masculin et bienveillant. Le petit garçon au contact d'une mère féminine et sensuelle apprendra à aimer les femmes. Dans les deux cas les détails physiques et vestimentaires, la vue le toucher et les odeurs, prenant un contenu émotionnel participeront au renforcement de l'attirance et constitueront des « ancrages psychoaffectifs ». Et il est difficilement imaginable (pour la raison expliquée plus haut) que les supposés ersatz de père ou de mère trouvés dans l'environnement de la famille puissent pallier au manque du couple modèle femme/homme et des relations individuelles étroites et formatrice au plan affectif et sexuel.


N'oublions pas :
Si, depuis que l'espèces humaine s'est séparée des autres espèces, elle a remplacé les concepts de « mâle » de « femelle » par ceux d'« homme » et de « femme » et (plus récemment) établit le rapport amoureux réussi comme un modèle idéalisé constituant le rêve de tout un chacun cela n'est peut-être pas sans raison ; c'est que précisément la différence excessivement marquée et radicalement séparée de l'univers féminin de l'univers masculin permet la force de l'attirance et le plaisir sexuel, et par suite l'existence du rapport amoureux.

Si d'autres pratiques et/ou d'autres rapports, d'autre natures, peuvent être en raison du fait de la diversité humaine, nous devons par contre nous battre pour préserver le rapport amoureux homme/femme comme noyau/moteur de notre espèce....


G. Guérin


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